Le contexte : la chimie et la pétrochimie, composantes majeures de l'économie lyonnaise...

La région Rhône-alpes est le 1er centre de production chimique de France, la 2ème région en effectifs, et la 2ème région dans le secteur des éco-industries. La chimie et la pétrochime lyonnaises en sont une composante essentielle. 

Leur histoire est étroitement liée à celle de la ville, puisqu'elle commence au XIXe siècle avec la fourniture de colorants aux industries textiles. La chimie et la pétrochimie sont aussi des clients importants pour d'autres secteurs économiques : chaudronnerie, tuyauterie, instrumentation, logistique, ingénierie, analyses spécialisées. Elles constituent à ces divers titres des composantes majeures de l'économie lyonnaise.

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Toutefois, ces activités industrielles sont aussi génératrices de risques et de nuisances pour la population environnante. La "vallée de la chimie", au sud de l'agglomération, regroupe à elle seule près d'une dizaine de sites classés Seveso. Certains établissements sont situés au cœur même de la ville de Lyon. Des accidents comme celui de la raffinerie de Feyzin (1966) ou l'incendie du port Edouard-Herriot (1987) ont montré la nécessité de politiques de prévention. Enfin, le partage de l'espace est un enjeu important : face aux communes, désireuses de poursuivre leur développement, les sites chimiques souhaitent limiter l'urbanisation pour s'entourer de périmètres de sécurité et se ménager des possibilités d'extension. 

Le dialogue entre les acteurs locaux, mené en particulier au sein du SPIRAL, est indispensable pour préserver les atouts liés à la présence de l'industrie, tout en réduisant les contraintes liées à cette cohabitation ville - usines.

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